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[2007-10-23] temoignages
Cela faisait plusieurs années que j'avais peur que la vérité se sache. Puis après trois ans de vie commune avec un garçon qui était soit disant un co-locataire, les doutes se sont installés pour ma famille et la question est arrivée. Ton copain est il juste un copain ou est il plus pour toi ? que ma mère m'a écrit dans une lettre. je l'ai appelée par téléphone et je lui ai dit « plus ! ».
A partir de cet instant, le drame a été déclenché. Mon père s'est mis à délirer, à parler de se suicider, de me frapper. Je n'étais plus rien pour lui. Qu'allaient dire les voisins. Cette situation a durée plus de 3 mois. J'étais à l'agonie, j'avais perdu tous mes repères, même avec mon ami, je me sentais seul au fond de moi même, j'avais perdu ma famille mes parents. Je ne comprenais pas comment on pouvait rejeter à ce point son propre fils, et pourtant c'était vrai.
Une fois je suis allé chez mes parents, j'étais tremblant de peur à cause de cette confrontation, la honte se lisait sur le visage de mon père, ma mère était triste, on n'osait pas me regarder, j'étais un paria. Je me sentais de plus en plus seul et isolé, incapable de communiquer si ce n'était que de leur dire que je les aimais. Ils se sentaient coupables, coupables de n'avoir pas fait ce qu'il fallait pour que je sois "normal". Ils voulaient comprendre ce qu'ils avaient rater. Ils s'en voulaient et voulaient déménager pour s'enfuir loin de moi. Je ne m'étais pas rendu compte à ce moment qu'en fait ils reportaient la responsabilité sur moi, comme si je ne m'étais pas déjà demandé suffisamment longtemps pourquoi j'étais homo. Je venais juste de m'accepter, il a fallu que tout soit à nouveau chamboulé, je n'ai reçu aucun soutien de ma famille si ce n'est de ma soeur, pour qui la nouvelle officielle a été un peu difficile à accepter.
Depuis, la situation s'est améliorée avec le temps, ils ont fini par "accepter", par "m'accepter" tel que je suis réellement, ou bien à faire semblant de ne pas voir mon coté homo et à l'oublier. En tous cas, que d'années perdues avec les miens. je ne pourrais jamais je crois, comprendre comment on peut à ce point faire du mal à son enfant. Une blessure s'est ouverte pour ne jamais je crois se refermer. La blessure la plus profonde qui soit, "apprendre que votre famille vous rejette : être orphelin. Et je ne suis pas trop fort dans mes mots, je suis persuadé d'employer les mots justes.
Les choses ont évoluées depuis maintenant 3 ans. Ils restent bien sur mes parents, ma famille, je les aime, je les aiderai toujours et je serai toujours présent pour eux en cas de besoin, mais ils ont tué en moi l'enfant qui les aimait. Aujourd'hui c'est en adulte responsable que je les regarde.
Bien évidemment, ils le savaient depuis toujours m'ont ils dit. Mais ont reculés au maximum la confrontation avec la réalité.
PS : par contre maintenant jours après jours je vis de mieux en mieux car j'ai fini par trouver ma vraie force de caractère avec l'homme de ma vie que j'aime du plus profond de mon coeur depuis 1995.
Je ne regrette rien, je ne peux rien changer au passé, je ne peux que modifier l'avenir, mais avec une cicatrice dans mon corps qui ne s'effacera jamais. Les calmants et antidépresseurs et bien évidemment mon ami m'on aidé à voir le début de la lumière au bout du tunnel.
Un ami m'a dit tu verras plus tard tu comprendras pourquoi ils ont réagi ainsi, c'était leur manière à eux.
COMPRENDRE oui, je peux faire cet effort, mais par PARDONNER. il y a des choses qui ne se disent pas.
Rédigé par Ludovic - COMMENTER